La toiture
végétale, ou toit vert, ou encore toit végétalisé ne date pas d’hier !
Elle s’inscrit totalement dans la démarche de développement durable. Sa
technique de mise en œuvre répond aux exigences HQE (Haute Qualité
Environnementale). Elle fait partie des modes de constructions traditionnels
utilisés chez les Amérindiens d’Amérique du Nord ; et elle équipe les
toitures des pays Scandinaves, comme des Pays d’Afrique ; ce qui atteste
de l’intérêt thermique constitué par le substrat végétal.

La toiture
végétale présente un avantage énergétique et économique évident, en particulier
pour les construction basse avec une superficie importante au sol, comme les
supermarchés par exemple. Autres raisons de s’intéresser au toit végétal :
une meilleure intégration de la construction dans le paysage, la contribution à
la biodiversité et le confort phonique qu’il procure. En outre, il constitue
une zone végétale en milieu urbain, ce qui n’est pas à négliger.
La mise en œuvre
d’une toiture végétale doit
tenir compte du poids important de l’ensemble sur la structure, surtout lorsque
le substrat est saturé en eau ! De ce fait, elle est plus aisée à
installer dans le cas d’une construction neuve, mais reste possible sur les bâtiments
existants, sous réserve de solidifier la structure portante. Autres critères à
prendre en considération :
l’installation d’une toiture végétale devra
être
conçue de manière à assurer une parfaite
étanchéité et à laisser un accès
facile pour procéder à l’entretien.
Le toit
végétal est constitué de différentes composantes : d’abord la structure
porteuse, en bois, en béton ou en acier ; puis une membrane d’étanchéité,
souvent en bitume ; une couche de drainage et de filtration ; un
substrat léger de feuilles ou d’écorces où l’on intégrera des agrégats de
pierre absorbante et en fin une couche pour la plantation des végétaux.

Pour ce qui
est des plantations, certaines entreprises spécialisées dans la toiture
végétale commercialisent du tapis ou des bacs végétalisés, dont certains
intègrent une réserve d’eau permettant la récupération des eaux pluviales et l’arrosage
des plantes. Certaines installations plus complexes nécessitent des équipements
d’arrosage au goutte à goutte dans le substrat.
La
composition des plantations de votre toiture végétalisée sera étudiée en
fonction de la pente du toit, de sa situation et de son exposition. Si toutes sortes de plantes peuvent pousser sur
un toit vert, on privilégie les plantes rustiques, ne nécessitant que peu ou
pas d’entretien et aptes à résister aux assauts du vent : plantes
herbacées vivaces couvre sol ou arbustes indigènes pour supporter le climat
local, comme les pulmonaires, l’alysse jaune, Armeria…toutes les plantes de la
famille des Sedum…les graminées…
Contre
toute idée reçue, la végétalisation de la toiture n’altère pas la construction
qui la supporte ; on constate même que la stabilité et l’étanchéité est même
accrue.
